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Malgré les révélations du gouvernement sur la dette dite cachée et les difficultés économiques, le Sénégal reste attractif pour les investisseurs. Selon des informations du Financial Times, relayées par Jeune Afrique, un acheteur africain unique, venu du Togo, a acquis des titres de dette sénégalaise pour un montant de 300 millions d’euros, soit environ 196 milliards de francs CFA.

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Ce montant représente près d’un tiers des adjudications réalisées par le Sénégal ces dernières semaines. Cette opération a surpris plusieurs observateurs, dont l’analyste financier Régis Couao-Zotti.

« C’est une situation inhabituelle, car ce sont généralement les banques ivoiriennes et sénégalaises qui dominent ces enchères (…) Peu d’institutions au Togo disposent d’une capacité suffisante pour mobiliser 300 millions de dollars aussi rapidement. Cela alimente les spéculations sur l’identité réelle des investisseurs derrière ces fonds », a-t-il déclaré à Jeune Afrique.

Selon le média panafricain, l’acheteur togolais serait la Société de gestion et d’intermédiation (SGI) du groupe Ecobank, basée à Lomé. La SGI affirme entretenir « une bonne relation avec l’État sénégalais » et soutenir « le développement du pays ». Toutefois, toujours selon Jeune Afrique, les SGI agissent souvent comme intermédiaires pour des investisseurs régionaux ou internationaux. Certains regards se tournent notamment vers la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et son président, Serge Ekué, qui chercherait à prévenir un éventuel défaut de paiement du Sénégal.

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