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L’État a sanctionné les enseignants qui ont suivi les grèves décrétées ces dernières semaines par leurs syndicats. Il a prélevé des montants sur les salaires de février.

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« Ils ont retenu entre cinq et sept jours de grève. Les montants varient de 100 000 à 300 000 francs CFA. C’est démesuré et inexplicable », dénonce le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire (SAEMS), El Hadji Malick Youm, dans les colonnes de L’Observateur.

Amidou Diédhiou, tête de file du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (SELS), partage cette position. Il affirme avoir constaté des retenues comprises entre 50 000 et 281 000 francs CFA. Il s’interroge également sur la base de calcul que le gouvernement a utilisée pour fixer ces sanctions financières.

Selon El Hadji Malick Youm, l’État cherche à dissimuler ses intentions : « L’État du Sénégal a organisé un vol systématique pour renflouer ses caisses à partir des montants prélevés sur les salaires des enseignants. »

Les syndicalistes ont décidé de riposter. « Nous sanctionnerons ce vol systématique par une riposte à la hauteur de l’acte posé », prévient le secrétaire général du SAEMS. Amidou Diédhiou confirme : « Nous organiserons la riposte et nous ferons face. »

Dans un communiqué, les syndicats détaillent la suite de leur plan d’action. Ils ont prévu un débrayage suivi d’assemblées générales départementales ce mercredi. Ils enchaîneront avec une grève générale jeudi, deux jours de débrayage lundi et mardi prochains, puis un arrêt total le vendredi suivant.

« Nous sommes prêts à paralyser l’école et à bloquer tout le système : nous suspendrons les évaluations, les compositions et même les examens si nécessaire. L’État ne peut pas agir sans respecter les dispositions légales », fulmine El Hadji Malick Youm.

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