La députée Anta Babacar Ngom a vivement interpellé le Premier ministre Ousmane Sonko lors de la séance de questions d’actualité, ce mardi 24 février, à l’Assemblée nationale. « Monsieur le Premier ministre, rewmi dokhoul, rewmi dokhoul ! » (« Le pays n’avance pas »), a-t-elle lancé d’entrée.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Selon elle, les Sénégalais « attendent et patientent », mais leur patience a atteint ses limites. Elle a reconnu que le chef du gouvernement a dressé un constat préoccupant de la situation économique, citant les surfacturations, les détournements budgétaires et les économies obtenues grâce à la renégociation de certains contrats.
La parlementaire a insisté sur la nécessité de passer du diagnostic aux solutions concrètes. « Si l’on parle des maux, il faut des solutions », a-t-elle déclaré. Elle a aussi demandé au gouvernement de présenter un calendrier clair pour les réalisations visibles : poses de premières pierres, inaugurations et annonces capables, selon elle, « d’apaiser les cœurs des Sénégalais ».
Pour plus de transparence, Anta Babacar Ngom a interrogé le gouvernement sur les retombées financières de l’exploitation de l’or et du pétrole, et a appelé les autorités à mieux communiquer sur les bénéfices générés.
La députée a exprimé de vives préoccupations face aux grèves dans les écoles et les hôpitaux. Ces mouvements perturbent les élèves, notamment ceux en classes d’examen.
« L’éducation et la santé ne sont pas des privilèges, ce sont des droits constitutionnels », a-t-elle rappelé. Elle a ensuite demandé au gouvernement quelles mesures concrètes il prévoit pour sortir de la crise sociale.







