Selon les informations du Quotidien, le gouvernement sénégalais aborde mars 2026 dans une situation financière délicate.
En un mois, le pays doit rembourser 747 milliards de francs CFA.
Sur ce montant, 221 milliards concernent exclusivement les Eurobonds.
Le journal prévient qu’un retard serait lourd de conséquences.
Un défaut de paiement reste possible.
La notation souveraine pourrait être dégradée par Moody’s ou S&P.
L’accès aux marchés financiers internationaux serait alors compromis.
L’arbitrage du Trésor : l’AFD et la Chine « à la diète »
L’équation budgétaire reste complexe.
Les recettes fiscales mensuelles plafonnent à 360 milliards de francs CFA.
L’État ne peut donc pas régler toutes ses dettes en même temps.
Le gouvernement a choisi de prioriser les Eurobonds.
Il a temporairement gelé certaines dettes bilatérales.
Cette décision provoque des tensions diplomatiques.
La France figure parmi les pays concernés.
L’AFD réclame 20 milliards impayés depuis deux mois.
L’Élysée a envoyé à Dakar son conseiller pour l’Afrique, Jeremy Robert.
Il doit échanger avec le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko.
D’autres créanciers s’impatientent.
La China Eximbank est également concernée.
Des partenaires turcs et britanniques ont exprimé leurs inquiétudes.
Souveraineté contre restructuration : le bras de fer avec le FMI
Plusieurs créanciers soutiennent une restructuration de la dette.
Ils s’alignent sur les recommandations du FMI.
Le Premier ministre Ousmane Sonko rejette toutefois cette option.
Il considère cette solution comme une menace pour la souveraineté nationale.
Il redoute aussi un retour aux politiques d’ajustement structurel.
Le gouvernement cherche donc d’autres solutions.
Il mise sur le Programme de redressement économique et social (PRES).
Il privilégie également un renforcement de la mobilisation fiscale.
Par ailleurs, le Sénégal reste actif sur le marché régional de l’Uemoa.
Le Trésor y lève régulièrement des fonds.
La forte participation de souscripteurs togolais intrigue plusieurs observateurs, rapporte Le Quotidien.







