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Deux frères bouchers jugés pour recel de bétail volé et abattage clandestin

La disparition des animaux

Deux frères bouchers ont comparu devant le tribunal de grande instance de Mbour pour recel de bétail volé et abattage clandestin. Cela fait suite à la disparition de 14 moutons et d’une chèvre appartenant à Amsatou Kandji.

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Le jour des faits, vers 13 h, après avoir abreuvé son troupeau, le propriétaire a laissé ses animaux divaguer comme d’habitude. Mais à 19 h, il constate que 14 moutons et une chèvre n’étaient pas revenus à l’enclos. Inquiet, il se rend le lendemain à la police et découvre quatre de ses moutons déjà abattus, gisant au sol.

L’intervention des policiers

Un signalement d’abattage clandestin avait précédemment poussé les policiers à intervenir. C. Diouf, tenancier d’une dibiterie, a été interpellé. À la barre, il affirme avoir acheté les quatre moutons auprès d’un certain B. Sène pour 265 000 F CFA. Il n’avait aucune pièce d’identité et se contentait d’un simple numéro de téléphone. Ne pouvant pas accéder à l’abattoir, fermé à ce moment-là, il dit avoir abattu les moutons derrière la boucherie de son grand frère.

Témoignage du frère boucher

Le président du tribunal lui demande une preuve de son achat. Son frère, B. Diouf, déclare :
« Il m’avait informé de son achat et qu’il comptait abattre les moutons. Je lui ai dit d’attendre le lendemain, car il se faisait tard. Quand j’ai su qu’il l’avait fait derrière ma boucherie, je me suis précipité sur les lieux et j’y ai trouvé les policiers. »

La position du procureur

Le procureur n’a pas cru à sa bonne foi. Selon lui, le prix trop bas, l’empressement à abattre les bêtes en pleine nuit et les conditions illicites de l’opération montrent que le prévenu connaissait la provenance douteuse des animaux.

« Les abattoirs existent pour des raisons d’hygiène et de sécurité », rappelle-t-il, estimant que les frères avaient agi de concert.

Réclamation de la victime et défense

Amsatou Kandji, la victime, réclame 1 500 000 F CFA de dommages et intérêts. La défense, assurée par Maître Mouhamed Fadel Fall, plaide le caractère informel de l’activité et l’absence de preuve d’une entente entre les deux frères.

Verdict

Finalement, B. Diouf est relaxé, aucune implication directe n’étant établie. C. Diouf est condamné à six mois de prison ferme, à verser 700 000 F CFA de dommages et intérêts au plaignant et à payer une amende de 25 000 F CFA.

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