La gestion de l’information concernant les personnes vivant avec le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) suscite un débat passionné au Sénégal. Adji Mergane Kanouté (AMK), ancienne députée et figure de la Coalition Ensemble pour Demain, alerte sur les risques liés à la divulgation publique du statut sérologique des individus.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Pour l’ancienne parlementaire, cette question mérite d’être examinée sous un double angle. D’une part, le secret médical protège indispensablement les citoyens. Elle souligne que la divulgation non contrôlée peut transformer la vie des malades en cauchemar, entraînant notamment le rejet familial ou la marginalisation des enfants à l’école. Selon elle, « la divulgation du statut sérologique peut transformer un séropositif en danger ambulant pour la société », car la détresse psychologique et la discrimination sociale poussent souvent l’individu vers une marginalisation extrême.
D’autre part, AMK reconnaît que la non-divulgation complique la santé publique. Un individu mal intentionné, en cachant son état, peut augmenter la propagation du virus au sein de la communauté. Face à ce dilemme, la solution réside dans un cercle de confidentialité restreint. Elle préconise que seuls les acteurs directement concernés — personnel de santé, enquêteurs et conjoints — gèrent l’information.
Cette approche favorise une collaboration étroite pour inciter les « cas contacts » à se faire dépister, tout en évitant l’exposition publique. Pour Adji Mergane Kanouté, l’enjeu consiste à concilier protection de la vie privée et responsabilité collective afin de lutter efficacement contre le VIH sans fragiliser le tissu social.







