Le gouvernement de la Sierra Leone a accusé, mardi, l’armée guinéenne d’avoir franchi, lundi, sa frontière nord. Selon le ministère de l’Information, les forces guinéennes ont interpellé des soldats et policiers sierra-léonais et saisi « leurs armes et munitions » après un affrontement.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Le gouvernement guinéen n’a pas encore réagi à ces accusations.
« Le lundi 23 février, des membres des Forces armées guinéennes ont franchi la frontière et pénétré dans la ville frontalière de Kalieyereh, dans la chefferie de Sulima, district de Falaba (nord), où nos soldats et policiers étaient déployés », indique le communiqué publié sur les réseaux sociaux.
« Au moment de l’incident, notre personnel de sécurité fabriquait des briques pour construire un poste frontière et un centre d’hébergement destinés à soutenir les opérations de sécurité dans la région », ajoute le texte.
Le communiqué précise que le drapeau de la Sierra Leone flottait sur le territoire reconnu comme sien.
« Lors de l’affrontement, les forces guinéennes ont capturé plusieurs membres de notre équipe de sécurité conjointe, dont un officier, et les ont emmenés de l’autre côté de la frontière, en territoire guinéen », poursuit-il.
« Elles ont également saisi leurs armes et munitions », ajoute la même source.
Freetown déclare qu’elle s’emploie « activement, par les voies diplomatiques et sécuritaires établies, à localiser ces personnes et à obtenir leur libération inconditionnelle et en toute sécurité ».
La Guinée et la Sierra Leone partagent plusieurs centaines de kilomètres de frontières.
Les deux pays ouest-africains appartiennent à plusieurs organisations régionales, comme la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union du fleuve Mano, qu’ils partagent également avec le Liberia et la Côte d’Ivoire.







