Depuis le début du mois de Ramadan, le gaz butane se fait rare dans la ville de Kaffrine. De nombreux ménages parcourent les boutiques et dépôts dans l’espoir de se procurer une bouteille. Pour la préparation du ndogou (rupture du jeûne), beaucoup de femmes privilégient habituellement le gaz, jugé plus rapide et plus pratique.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Dans plusieurs boutiques de quartier, le constat est le même : seules les bouteilles vides occupent les dépôts. À Ndiobène, le boutiquier Alimou Ba témoigne : « Depuis le début du mois de Ramadan, je n’arrive pas à me procurer de gaz butane pour mes clients. Je reçois presque tous les jours des clients d’autres quartiers à la recherche de gaz. C’est vraiment dur pour nous, car c’est durant ce mois que nous vendons le plus de bouteilles. Cela ralentit nos bénéfices, pour vous dire vrai. »
Sur place, une ménagère, accompagnée de son enfant et tenant une bouteille vide, décrit son calvaire : « Cela fait plus de cinq jours que je cherche une bouteille de gaz dans les boutiques. J’habite au quartier Diamaguène-Centre et j’ai déjà fait le tour des commerces là-bas, mais il n’y a pas de gaz dans la ville. Ici, c’était mon dernier espoir, mais malheureusement… Je suis obligée d’acheter du charbon. Et vous savez bien que cuisiner avec le charbon est très dur : il faut commencer très tôt, et à Kaffrine, il fait chaud. »
Ainsi, de nombreux ménages se rabattent sur le charbon pour préparer le repas de rupture du jeûne. Une situation contraignante pour les familles, même si, selon plusieurs témoignages, le prix de la bouteille de gaz de 6 kg reste fixé à 3 200 F CFA.







