00 4 min 5 heures

Nguékokh : les jeunes veulent peser dans la gouvernance locale

Une jeunesse décidée à agir

À Nguékokh, dans le département de Mbour, les jeunes ont fait entendre leur voix lors d’un forum sur la gouvernance participative. Un message s’est imposé : la jeunesse ne veut plus rester spectatrice. Elle veut participer aux décisions qui engagent son avenir.

Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!

Ce forum s’inscrit dans le cadre du projet AU–EU Youth Voices Lab – Power of Collective, porté par Comdev Africa.

Un appel clair à l’inclusion

Mariama Dieng, étudiante en droit à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et ambassadrice du projet, a lancé un appel fort. Selon elle, les jeunes doivent intégrer les instances de décision. Ils doivent siéger aux côtés des autorités locales et des leaders communautaires.

« Nous ne devons pas seulement subir les décisions. Nous devons participer à leur élaboration », a-t-elle affirmé devant l’assemblée.

Pour elle, la gouvernance participative n’est pas théorique. C’est un outil concret pour répondre aux défis de l’emploi, de la formation et du développement local.

Des échanges centrés sur l’emploi et l’entrepreneuriat

Près d’une centaine de jeunes ont pris part aux discussions. Ils ont exprimé leur volonté de s’impliquer davantage dans la gestion locale.

Les ateliers et les panels ont porté sur l’insertion professionnelle, l’entrepreneuriat et la participation citoyenne. Les débats ont été directs et constructifs.

Abdoulaye Ba, coordinateur national du projet, a mis en avant l’intelligence collective. Selon lui, lorsque les jeunes et les autorités travaillent ensemble, les décisions deviennent plus efficaces.

Il estime que les jeunes ne doivent plus être vus comme de simples bénéficiaires. Ils doivent devenir des partenaires capables d’influencer les politiques publiques.

Vers une co-décision permanente

Les intervenants ont insisté sur un point clé. La participation des jeunes ne doit pas se limiter à des consultations ponctuelles. Elle doit s’inscrire dans la durée.

Ils appellent à la mise en place de cadres permanents de concertation au niveau communal.

Le représentant du maire a salué l’initiative. Il a assuré que la commune reste ouverte aux propositions structurées de la jeunesse. Il a rappelé que le développement repose sur l’engagement individuel et collectif.

Dans un contexte marqué par le chômage, les jeunes ont réaffirmé leur détermination. Ils veulent occuper leur place dans les instances locales.

Pour eux, être au cœur des décisions permet d’adapter les politiques publiques à leurs besoins réels.

Un nouveau dialogue entre générations

Ce forum marque une étape importante. Il ouvre la voie à un dialogue renouvelé entre générations. Le message reste clair : sans la jeunesse, aucun développement durable n’est possible.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *