Ousmane Sonko recentre le débat sur la protection des citoyens
Lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ousmane Sonko a choisi de recentrer le débat sur ce qu’il considère comme essentiel : la protection des citoyens et le respect de la vie privée. Cela concerne notamment l’affaire liée à une supposée transmission volontaire du VIH.
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!Une adresse aux Sénégalais, pas aux députés
Dès le début de sa réponse, il a précisé qu’il ne s’adressait pas directement au député Abdou Mbow, qu’il a qualifié de « téméraire ». « Je parle aux Sénégalais », a-t-il déclaré. Son but était d’élever le niveau du débat au-delà des clivages politiques.
Le chef du gouvernement a également révélé avoir saisi, la veille, le président de l’Assemblée nationale concernant un projet de loi qu’il dit porter personnellement. « C’est le premier projet que je porte moi-même. Je l’assume entièrement », a-t-il insisté.
La criminalisation de l’homosexualité : un débat instrumentalisé
Sur la question de la criminalisation de l’homosexualité, Ousmane Sonko a estimé : « Ceux qui ignoraient le sujet hier doivent se taire ». Selon lui, des discussions ont permis de convenir qu’« on peut avoir mieux » qu’une approche précipitée.
Il a accusé certains acteurs de l’opposition d’instrumentaliser le débat à l’international. Selon lui, ils laissent entendre que l’État « récrimine les homosexuels ». Cette manipulation expose le pays à des pressions extérieures et à des campagnes de dénigrement.
L’indignation face à la divulgation du statut sérologique
C’est surtout la divulgation publique du statut sérologique de certaines personnes qui a suscité son indignation. « Comment peut-on divulguer le statut de séropositivité d’autrui dans la presse ? », a-t-il lancé.
Il a dénoncé les conséquences humaines de ces publications. « Les personnes incriminées dans l’affaire de transmission volontaire du VIH, leurs enfants n’ont plus le courage d’aller à l’école. Ce sont des familles qui sont détruites ». Pour le Premier ministre, « ce qui se passe dans ce pays est inadmissible ».
Il a fustigé les excès constatés « dans la rue » et dans certains espaces publics. Il a appelé à la retenue et au respect du droit.
Une mise en garde contre les initiatives individuelles excessives
Dans la foulée, Ousmane Sonko a adressé une pique à Mame Mactar Guèye, sans le nommer directement. « Il y a des gens qui croient être les élus habilités à parler du sujet de l’homosexualité. Ils en font trop. Rien ne les autorise à publier les noms des gens sous prétexte qu’ils sont homosexuels », a-t-il martelé.
Il a rappelé que la gestion de telles questions relève du domaine régalien. Les autorités sont là pour s’en charger. Enfin, il a demandé au ministère de l’Intérieur de retirer la sécurité mise à la disposition de l’activiste. Selon lui, l’État ne saurait cautionner des initiatives individuelles qu’il juge excessives.







