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La crise de l’eau à Palmarin : plus de dix ans de souffrance

Les habitants interpellent le Chef de l’État

Les populations de Palmarin interpellent, une nouvelle fois, le Chef de l’État sur le manque crucial d’eau qui paralyse la localité depuis plus de dix ans. Malgré les alertes répétées, la situation continue de se dégrader, plongeant les habitants dans un désarroi profond. En 2026, les résidents dénoncent comme une « honte » le fait que des femmes doivent encore porter des bassines pour aller puiser de l’eau, ce qui contredit les discours officiels sur le développement. Édouard Ndong, coordinateur du collectif de défense du patrimoine regroupant les villages de l’arrondissement de Fimela, dénonce une inégalité flagrante : « Nous parlons souvent d’égalité et d’équité alors que nos populations souffrent, contrairement à d’autres. »

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Un frein majeur au développement économique

Cette pénurie d’eau freine gravement le développement économique d’une zone pourtant riche en potentialités. Les habitants constatent que leurs activités économiques, prêtes à battre des records, restent systématiquement entravées par cette carence. Le secteur de l’élevage subit particulièrement les conséquences : les éleveurs ne peuvent plus abreuver correctement leur cheptel, ce qui menace leur gagne-pain.

Des conséquences sanitaires alarmantes

La crise atteint un seuil alarmant sur le plan sanitaire. Édouard Ndong souligne que les maternités accueillent des femmes dans des conditions extrêmement précaires. Il s’inquiète des risques de pathologies pour les patientes dans un lieu censé garantir la guérison.

Une dégradation de l’assainissement

La situation sanitaire se complique encore par la dégradation brutale de l’assainissement : la défécation à l’air libre réapparaît, car les écoles ne peuvent plus entretenir leurs toilettes faute d’eau.

Limites des solutions de secours et appel à l’action

Le système d’approvisionnement par citernes payantes, qui servait jusqu’ici de solution de secours, ne couvre plus les besoins vitaux de la population. Face à cette détresse persistante, les habitants de Palmarin lancent un appel pressant au gouvernement. Ils demandent que l’État prenne enfin ses responsabilités et résolve définitivement ce problème. À Palmarin, la soif ne concerne plus seulement les infrastructures : elle symbolise une souffrance qui exige une action urgente pour garantir l’accès à un droit fondamental.

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