L’affaire Pape Cheikh Diallo et Cie relance le débat sur la transmission du VIH. Face à la multiplication des discussions sur les modes de contamination au Sénégal, la docteure Safiétou Thiam a apporté un éclairage scientifique rigoureux sur iTV. La directrice exécutive du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS) a expliqué que le virus circule peu dans la population générale, mais qu’il reste concentré dans des groupes dits « à haut risque ».
Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!« À Dakar, plus de 27 % des hommes ayant des rapports avec des hommes sont infectés, contre moins de 0,5 % au niveau national », a-t-elle précisé sur le plateau du Jury du dimanche.
Elle a souligné que la marginalisation pousse ces communautés vers la clandestinité, ce qui les éloigne des dispositifs de prévention et de soins.
La Dre Thiam a également alerté sur un sujet d’une gravité exceptionnelle : la vulnérabilité des mineurs. Elle a dénoncé des cas d’enfants abusés dès l’âge de 7 ou 8 ans, souvent par des proches au sein de la famille ou dans des structures d’accueil. « Ces enfants sont avant tout des victimes. La société fait confiance à ceux qui les initient », a-t-elle martelé.
Elle a rappelé le principe du TasP (Treatment as Prevention) : une personne sous traitement efficace, avec une charge virale indétectable, ne transmet plus le virus. Selon elle, cette vérité scientifique devrait transformer le regard de la société sur les malades.







